Lettre à Hervé de Charrette

Publié le par Collectif contre la statue de JP2 à Ploermel

Nicole Cordier, citoyenne du Morbihan soutient activemment le collectif, notamment, par l'envoi de courriers à nos responsables politiques. Nous l'en remercions.

Le courrier qui suit a été envoyé à M. Hervé de Charrette, député à l'Assemblée Nationale, le 8 janvier 2007. En effet M. De Charrette à assisté& à l'inauguration du monument.

 Vous pouvez vous en inspirer, le copier, et vous aussi rappeler à nos élus que l'affaire n'est pas enterrée mais reste d'actualité

 


 

Objet : les Lois

Monsieur,

Vous étiez présent, Monsieur de Charrette, à l'inauguration de la statue religieuse sur une place publique de PloËrmel, et vous étiez de surcroît sur la tribune officielle.

Apparemment, cette inauguration illégale accopmpégnée d'un show ecclesiastique sur une place publique ne vous a pas choqué ? curieux pour un Député, curieux pour un élu de la République.

Vous dites être venu par amitié pour le maire de Ploërmel. Mais dans ce cas Monsieur il faut choisir : être intègre avec la République ou préférer ses amis, mais ne pas enfreindre la Loi.

Le maire de PloËrmel a cru bon enfreindre la Loi en pleine place publique, quel d"shonneur et dégradation pour un élu ! Et vous même, pouvez-vous accepter cela en tant qu'élu de la République ?

Alors parce que vous le qualifiez d'ami, cela suffit pour que vous fassiez aussi abstraction des lois. En quelque sorte, par votre présence, vous cautionnez l'illégalité.

Tout cela est grave Monsieur de Charrette ; si donc sur les plateaux de la balance vous mettez en jeu la Loi et la République face à un système de relation personnelle privée, on peut avoir de sérieux doutes sur la place de certains élus dans une fonction de la République fondée entre autres sur des valeurs législatives.

Nous choisissons nos amis selon de multiples valeurs. Quelles que soient celles qui vous concernent, ne devriez-vous pas d'abord mettre en avant ce pourquoi vous avez été élus homme public ? En ce qui concerne le reste, les amitiés diverses et variées...cela doit rester dans le domaine privé ; mais là monsieur de Charrette, nous étions en pleine place publique devant un flagrant délit d'illégalité ; alors comment se fait-il que vous étiez présent, et de plus sur une estrade officielle ? Là il y a matière à un certain malaise.

Vous auriez pu prêter un peu plus d'attention au bien fondé de votre présence pour éviter, déjà de par votre fonction, de vous retrouver mêlé à une situation illégale. Cette légèreté d'appréciaiton entache sérieusement la crédibilité de l'homme politique et public.

Vous pensiez que ne pas être présent à cette invitation, ce serait désavouer votre ami ? Mais Monsieur de Charrette, avant la vie eprsonnelle il faut être clair avec sa vie politique lorsque l'on s'est engagé sur une voie politique de la République. Si vous n'aviez pas été un homme politique, qu'importe ce que vous faites avec vos amis, mais dès l'instant où vous aviez fait un choix d'homme politique et donc d'homme public, il fallait être clair. Doit-on croire que, selon vous, le prétexte de l'amitié autorise l'acceptation d'une violation de loi, en public, et qui plus est de la part d'un homme politique ? Il y a quelque chose d'incohérent et vraisemblablement pas clair.

Votre réputation de Parlementaire ne vous préoccupe donc pas, pas plus qu votre engagement dans la politique de la France pour que vous fassiez ainsi l'impasse sur le respect de la Loi, et de surcroît cautionnez qu'elle soit bafouée en public ? Bizarre monsieur de Charrette votre attitude dans cette "affaire", parce que cela devient une "affaire" au sens le plus douteus. Il suffit de se documenter sur internet et aussi de lire les articles du Monde du 9/12/2006 et de La Vie n°3197 ainsi que les commentaires de la pétition qui circule (www.laic.fr) pour se poser bien d'autres questions au-delà de l'illégalité ; quelles sont les raisons obscures qui font qu'un "cadeau" fortementr religieux, d'une source étrangère douteuse, atterrisse sur un lieu public de notre pays ?

En ce qui concerne particulièrement cette loi sur la laïcité, auriez-vous oublié Monsieur de Charrette les paroless de Monsieur CHirac, Président de la République : "on ne transige pas sur la laïcité." ? On pourrait penser alors que le respect des lois s'arrête au Président de la République? Il vaut mieux ne pas y penser.

Veuillez agréer, monsieur, mes salutations distinguées

                                           Nicoel Cordier

Copie à M. Jean Louis Debré

Publié dans Soutiens

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